Author Topic: Qualif 2008 - récit pour ceux qui ne dorment pas beaucoup la nuit  (Read 1391 times)

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Offline ogamot - 720

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720 YALA – Qualification hors course




Etant basé au Crouesty, j’ai la chance d’être sur le parcours de la qualification hors course de la zone Atlantique. Initialement le départ était prévu au mois de juin : C’était en principe le compromis idéal entre les journées les plus longues, et une météo en principe équilibrée entre les dépressions du Printemps et l’Anticyclone de juillet. Seulement la livraison a pris quelques retards, et l’installation de l’électronique a été également plus longue que prévu. Aucune importance, je partirai donc en juillet, dès que possible.
Dès que possible est bien ce qu’il convient de dire, car j’ai fait au total 4 sorties avec le bateau, pour moins de 100 milles cumulés. Deux ou Trois sorties insignifiantes en baie de Quiberon, pour vérifier le bon fonctionnement de l’électronique. Un convoyage entre Bénodet et Le Crouesty, sans pilote, par 20 à 25 nœuds de vent portant. Au départ forcément très attentif sur mon bateau tout neuf, je me suis vite rendu compte qu’il n’était pas beaucoup plus compliqué à manier que mon Laser Standard, un vrai bonheur ! Il faut reconnaître que le bout dehors orientable est beaucoup plus simple en solo que le tangon classique. Ayant fait ce convoyage, et première navigation, à plus de 8 nœuds de moyenne, je n’en attends pas moins de ma qualif !

Jour 1
Départ donc le lundi 21 juillet, en milieu d’après midi. Aucune dépression annoncée à l’horizon, je prévoie donc de commencer par monter là haut en Irlande. La sortie du Crouesty par 15 nœuds de face est toujours sportive, car très étroite. Mais mon petit moteur 2,3 Ch. rempli très bien son rôle pour empêcher les manques à virer sous GV seule. Dès la sortie du chenal, le moteur est arrêté, je prends un deuxième ris. Le passage de la Teignouse pour sortir de la baie se fera un peu plus tard, pas très vite car forcément avec le vent et le courant dans le nez … Mais partir plus tôt aurait été impossible : l’avitaillement n’était pas fait. Plus tard, le soir, c’est un peu triste : Pour mon départ j’ai eu la chance d’avoir tout la famille sur la jetée pour dire au revoir, cela donne du courage … et incite à s’attacher. Peu après la Teignouse j’envoie babord amure et bientôt le vent mollit et adonne : Je renvoie la GV entièrement. Je passerai entre Groix et la côte, tribord amure.

Jour 2
En ce début de nuit je suis  au taquet. L’envie de faire marcher le bateau est bien là. Je suis un peu près du vent certes, mais envoyer le Gennaker me paraît néanmoins faisable. Le fait qu’il fasse nuit et que je n’aie jamais envoyé un Gennaker de ma vie ne me dérange pas vraiment : On verra bien, et puis c’est comme cela qu’on apprend. 15 minutes plus tard le Gennaker est toujours sur le pont, mais ma frontale toute neuve est passée à l’eau. Je l’ai bien vue s’enfoncer dans l’eau. C’est que le vent est bien remonté est que cela secoue maintenant sur le pont avant. Encore quelques efforts, et la voile finie par être établie correctement. Sauf que je suis un peu trop près du vent et que le gain de vitesse n’est pas certain. Malgré tout je garde ma jolie voile encore quelques heures, avant de repasser sous Foc. Après quelques tranches de 20mn de sommeil, je me retrouve bientôt à l’approche de la pointe du Raz, dans un vent faiblissant de plus en plus.
Au petit matin c’est un miroir tout autour de moi. De toute façon il est un peu tôt pour la marée, donc autant patienter. Je passe par la côte car le vent m’y semble un peu mieux établi. Au moins il y a un plein de bateau et donc du spectacle. Je finis par passer le la pointe avec le courant, vent dans le nez, car il doit surtout s’agir du vent apparent lié au courant… La route continue en mer d’Iroise vers le Nord, tribord amure. Bien entendu il ne sera pas possible de passer le Chenal du Four dans la foulée. A la hauteur de Brest, je renvoie donc tribord amure pour me diriger vers le sud de Ouessant. Il est temps de lancer le groupe électrogène pour recharger mes batteries. En effet je ne l’ai lancé que 30 mn depuis le départ. Je branche le fil, lance le groupe, et confiant, passe à autre chose. 20 minutes plus tard, je regarde le voltmètre et constate avec surprise qu’il est toujours à 12,5V, alors que le groupe fonctionne. Je me jette sur le chargeur CRISTEC pour constater que les voyants de bon fonctionnement sont tous éteints. Misère ! Si le chargeur est en panne, il me reste pour toute source d’énergie un panneau solaire souple de 30W, qui sort au mieux 1 Ampère par grand soleil.
Forcément cela met un coup au moral. Mais il faut en plus pour m’abattre. Très motivé, je décide donc que l’arrêt à Brest n’est pas du tout au programme, et qu’il faut donc ECONOMISER l’énergie. Après tout mes batteries sont encore à moitié pleines et 30W, c’est mieux que zéro. Pour moi c’est très simple : Cela signifie qu’il faut barrer le plus souvent possible, tout le matériel électronique restant éteint, de manière à avoir juste assez d’énergie pour le pilote pendant les phases de sommeil. J’ai deux pilotes : Le gros « ST6001 G » de Raymarine, couplé au vérin bien connu Lecomble et Smith. Il barre beaucoup mieux que moi mais consomme énormément. J’enlève donc carrément la goupille qui relie le safran au vérin, pour faciliter le travail de mon petit pilote de backup « ST2000 ». Celui-ci est bien brave, et fait son travail, même si il n’a pas l’air très solide, pour le moment, ça tiens.

Jour 3
Voilà la nuit. Toujours tribord amure, c’est parti donc pour la traversée de la Manche. Le vent adonne à nouveau et l’envoi du Gennaker semble à nouveau possible. La deuxième manœuvre est aussi poussive que la première. N’ayant plus de frontale, je tiens la lampe torche dans ma bouche. Comme elle est un peu épaisse, ce n’est pas très pratique. Quelques minutes plus tard, logiquement donc, ma deuxième lampe torche tombe à l’eau. Je m’en fiche j’en ai une troisième ! Néanmoins la décision est prise, tardivement, de ne plus aller à l’avant avec une lampe torche. Le Gennaker finit par être envoyé, et me voilà à bonne allure au milieu des cargos pendant tout la nuit. Mon désormais fidèle YALA, aidé par 1 à 2 nœuds de courant, navigue à 10 nœuds à peu près sur le fond. Cette nuit je dormirais plutôt par tranche de 10 mn, et exclusivement dans le cockpit, car la traversée des rails reste toujours risquée.
Au petit matin je suis à l’approche de la pointe de l’Angleterre, et j’y passerai en début d’après midi. Joli soleil, le vent adonne, je vais même envoyer le petit spi, l’allure restant un peu loffée : quel  bonheur. Quelques jolis surfs plus tard, le vent refus à nouveau et j’affale le spi pour renvoyer le Gennaker, de jour cette fois ! Mais le vent continue à refuser et bientôt le Foc est nécessaire. Je me rend d’ailleurs compte que sous GV et Foc le pogo 2 va déjà très vite ! Coté énergie je fais toujours des économies bien entendu. Le groupe électrogène est équipé d’une sortie 12V, limitée à 6 Ampères. Il faudrait que je trouve le moyen de la relier à mes batteries, ce serait du bonheur ! Mais pour le moment le vent reste soutenu, le bateau avance bien, je ne souffre pas du manque d’énergie, alors je décide de remettre à plus tard ce bricolage.
La nuit se passe au près / bon plein, entre 15 et 20 nœuds de vent. Dans cette mer Cetlique je ne vois ni cargo, ni pêcheur : personne ! Et ils sont où les Vikings ? ? ?

Jour 4
Le lendemain je suis à l’approche de Conningbeg, dans un  vent faiblissant. La mer reste assez forte, avec environ 2 mètres de creux très désordonnés. Je renvoie la Grand Voile haute. Un petit coup de Winch sur la drisse pour étarquer, et CLAC, la drisse de GV casse ! Je comprends tout  de suite, mais un peu tard pourquoi : I. Magois m’avait prévenu en me vendant son jeu de voile d’occasion, que le guindant était un peu long, et qu’il fallait faire attention GV haute à ne pas trop étarquer. Fais chier. Je suis à 10 ou 20 milles de Conningbeg, sous Foc seul, le bateau progresse pour le moment vers l’objectif. Je file  à l’intérieur pour préparer une ficelle lestée avec des écrous, fixée à la drisse, et qui permettra de remettre la drisse en place, à condition de monter en haut du mat. Vu l’état de la mer ce n’est pas pour le moment. Quelques temps plus tard, le vent baisse, et il devient impossible de faire route vers le phare. Alors là je prends des tours, pas question de laisser tomber si près du but. Donc j’enfile mon baudrier et je monte jusqu’au deuxième barre de flèche « à l’arrache », avec un vache tout de même pour m’accrocher une fois là haut. J’accroche une poulie de spi à la barre de flèche, passe la drisse de GV, et redescend. Finalement ce n’était pas si difficile que cela. Je peux renvoyer jusqu’à 3 ris, et cette fois ci c’est repartis pour Conningbeg !
quelques heures plus tard, toujours peu sous toilé, j’arrive en vue de l’Irlande. Je me rendrai compte que mon point GPS enregistré est faux, alors que je suis déjà à 4 milles au Nord Ouest de la bouée ! Demi tour donc, dans une espèce de mauvaise mer, car il y a du courant et des haut fonds dans le coin. Je finis par passer au Nord de la bouée. C’est dommage, cela devait être plus sexy avec le bateau phare.
Une fois le phare passé, le vent monte très fort, confomément à ce qu’annonce la météo. Je prends jusqu’à 4 ris pendant quelques dizaines de minutes. La bateau marche bien, je le trouve juste un peu volage : J’ai l’impression de m’envoler à chaque vague. Mais la vitesse est satisfaisante. Je lève la tête vers ma poulie qui semble tenir le choc. J’évite de trop étarquer tout de même, je ne pense pas que la poulie résisterait. Je m’aperçois alors qu’un serre-cable au niveau du premier BDF semble desserré. En effet il est orienté vers l’extérieur, autrement dit galhauban ne serait plus maintenu si il était sous le vent. Alors là cela me met un coup au moral. Certes j’ai passé la marque Nord du parcours, mais dans ma tête je fais un état des lieux du bateau :
Drisse de GV cassée,
Chargeur de batterie en panne. Pas de soleil aujourd’hui pour le panneau 30W
2 lampes torches au fond de la mer
Serre-cable desserré

Ce qui me chagrine, ce n’est pas tant les problèmes que j’ai que la vitesse à laquelle de nouveaux problèmes apparaissent. Je décide donc de calmer le jeu et d’aller un peu moins vite si besoin pour garder le bateau en bon état.

Le vent finit par baisser à 10 nœuds environ. Je suis  au louvoyage, dans une mer très désordonnée. Avec 3 ris, le bateau n’est pas bien équilibré, et le petit pilote à du mal à maintenir l’allure. C’est le moment de me plonger dans les branchements électriques. 2 heures plus tard, j’ai récupéré deux fils de raccordement du chargeur, devenus inutiles, et réussi et relier la sortie 12V du groupe aux batteries. ça marche ! Génial, ça sort 6 ampères, au lieu de 25, mais ça change tout ! Du coup c’est la fête : Je rebranche tous les instruments, met la lumière à l’intérieur, installe le gros pilote, l’orgie ! Une bonne petite soupe Chinoise et c’est reparti. J’ai prévu de redescendre en traversant l’archipel des Scilly pour profiter de la petite mer intérieure. Les vagues y seront réduites et je pourrai alors facilement monter en haut du mat.

Jour 5
L’approche des Scilly est pénible car le vent tombe complètement. En soirée enfin, me voilà au milieu de l’Archipel. La montée en haut du mat est un enfer : Je ne sais pas pourquoi j’ai tendu mes bastaques avant de monter, mais du coup c’est une vraie galère pour accéder à la tête de mat. Je finis par y parvenir. Je profite du passage à la deuxième barre de la flèche pour enrouler l’embout dans du vulcanisant et sécuriser ainsi le serre-câble. Une fois redescendu, la drisse est bien là, pendouillant au milieu du mat, mais je ne parviens pas avec mon tournevis à l’attraper. Il y a du clapot tout de même, et la drisse passe sans arrête d’un coté à l’autre à l’intérieur du mat. Je retourne à l’intérieur de mon bateau, tord un aiguille pour en faire un crochet, et la fixe au bout de mon tournevis avec du vulcanisant. Cette fois je récupère la drisse du premier coup : Joie !
La sortie de l’Archipel se fait sous grand spi, dans 5 à 7 nœuds de vent. C’est bien sympathique, d’avoir tout d’un coup sa GV haute et le grand spi !

Jour 6
La nuit  tombe. Le vent tombe. 5 nœuds, puis 4 nœuds, puis 3 nœuds, puis plus rien… Et cela va durer 36 heures ! Franchement, être dans la pétole au milieu des cargos, cela n’a aucun intérêt. J’ai passé quelques moments à ramer, ce qui m’a permis de faire monter la vitesse du bateau de 0 nœuds à 0,7 nœuds. J’ai passé quelques moments à éclairer ma GV avec ma dernière lampe torche, pour être certain que les cargos me voient bien. J’ai essayé toutes les configurations de voile d’avant possible, mais quand il n’y a pas de vent… J’ai bien écouté la VHF, c’est distrayant. Quoi que le Cross ne rigole pas là bas, avec tous ces bateaux dans tous les sens. J’ai vu des cargos foncer droit sur moi, alors que j’avançais à 0,3 nœuds, avant de se décaler gentiment devant ou derrière. Je suis même allé me coucher, à peine sorti du rail, en désespoir de cause, parce qu’au bout d’un moment ça va bien comme ça !

Jour 7
36 heures ! Donc le jour 7, alors que j’aurais voulu tracer vers la Rochelle, je suis à peine à l’approche d’Ouessant ! Cette fois ci je passerai par le Chenal du Four, car j’ai peur de la pétole au large, je préfère chercher les petites brises près de la côte. Une jolie navigation m’attend, au milieu des autres bateaux dans le Chenal. Par 6 nœuds de vent, assez lofé sous grand spi, j’étais le seul bateau sous voile, mais j’allais aussi vite que les autres ! L’arrivée à la point du raz correspond à la tombée de la nuit, et le vent retombe à 0 nœuds. Et voilà le brouillard, c’est vrai que dans la région c’est une coutume. Au moment de la bascule du courant, il y a 3 ou 4 nœuds de vent de Sud. Donc il me faut passer la pointe du Ras à minuit, dans le brouillard, au louvoyage, mais avec 3 nœuds de vent. Je manque de peu de foncer dans deux bateaux lancés au moteur sur l’autre amure. Je suis très content à ce moment de pouvoir renvoyer les informations du GPS sur mon afficheur multifonction, parce que le phare, on ne le voit pas ! Le courant aidant, YALA passe de l’autre coté. Voilà une étape de plus de franchie. Maintenant il suffit d’aller virer Rochebonne et le Pont de l^le de Ré, et on rentre à la maison. Cela ne me paraît pas plus compliquéqu’une sortie en baie de Quiberon, mais je ne sais pas ce qui m’attend…

Jour 8
Juste après la pointe du ras, le vent reste très faible, toute la nuit. Au petit matin je suis à peine  à l’approche de la pointe de Penmarch’. Pourtant c’est en principe juste à coté non ? Il faut dire que pendant la nuit j’ai eu un peu de mal. Les séquences de 20 mn de sommeil, au bout d’un moment, quand elles s’enchaînent, donnent l’impression après coup d’avoir été un sommeil continu. Me suis vraiment réveillé entre temps ? Combien de fois. Je ne sais plus. Ce que je sais c’est qu’à chaque réveil le vent baisse un peu, pour s’approcher de 0 à 3 nœuds, de préférence dans le nez.
Comme prévu par la météo le vent reste variable faible toute la journée. Comme ils annoncent un renforcement pour la nuit de secteur SW, je part au large, de manière à être un peu plus abattu pendant la prochaine nuit.

Jour 9
En début de nuit, enfin le vent arrive. Il rentre un peu trop près du vent pour envoyer le Genaker malheureusement. Mais cette fois cela avance bien. Cela fait depuis Coningbeg que j’attends çà ! Je reste à la barre de longues heures pour profiter de ce joli bord, malgré a pluie. Je croise une flotte de bateau qui remonte au près dans la brise : Pourrait il s’agir de la SAS ?

Je finis par aller dormir un peu pour atterrir au petit matin à Rochebonne. Un sale coin qui m’a laissé de mauvais souvenir à la « Solitaire de Concarneau 99’ ». Le vent baisse inexorablement. Je finis sous grand spi et grand voile haute, par tirer des bords de grand largue en direction du Pont de Ré. Le vent baisse toujours plus et je passerai la journée avant d’arriver en face de la Rochelle. Au moins cela me permet de m’entraîner à l’empannage dans le petit temps…

Jour 10
Au moment de tourner à gauche, je coupe un peu court et manque d’aller à la côte. Le bruit du ressac m’alertera à temps heureusement. Quel boulet ! Je finis par retrouver le phare que j’avais perdu depuis 5 mn, et le laisser à gauche comme il se doit. Le passage du pont de Ré est toujours un moment magique. Bien entendu un effet Venturi vient fabriquer le vent qui me manque tant depuis quelques jours. Le louvoyage entre Ré et le continent se passe bien, mais je reste sur mes gardes tout de même car le passage n’est pas si large que cela. Je finis sous Gennaker en direction des Sables d’Olonnes. Cette fois je commence à mieux maîtriser la manœuvre.
Au petit matin je suis à l’approche de l’île d’Yeux. Le vent tombe, refuse. Je tire des bords dans la pétole toute la journée. Mer plate, bonne visibilité, cette fois je dors pour de bon ! Et le soir, dans une brise toujours atone, j’ai tout juste dépassé Yeux !

Jour 11
La nuit continue à tirer des bords dans la pétole. Je découvre que le pilote en mode vent barre beaucoup mieux que moi, et encore plus la nuit ! Nous avançons tout doucement vers la baie de Quiberon. Vers 4 heures le vent tourne et j’envoie le grand spi : Je le garderai jusqu’à l’arrivée. A partir de 9h le matin la brise monte, et j’arriverai à 9 nœuds dans le chenal, un vrai petit bonheur pour finir cette Qualif.


Bilan opérations
Le POGO 2 est un excellent bateau. Il m’a été livré par le chantier Structures avec l’ensemble du gréement courant. Je n’ai strictement fait aucune modification avant mon départ, et tout à fonctionné impeccablement jusqu’à l’arrivée. Toutes les manœuvres sont simples, les pièces d’accastillage sont bien dimensionnées et placées au bon endroit. En comparaison avec mon précédent Mini (Un prototype Berret à bouchains de 1991, certes  une autre époque), c’est tout simplement le jour et la nuit : En faisant beaucoup moins d’efforts je vais beaucoup plus vite !
J’avais pour objectif de boucler la Qualif en 8 jours, j’en ai mis presque deux de plus ! Trop de pétole pour pouvoir avancer. J’avais bien prévu de partir en juin initialement… De toute façon pour les performances, on verra bien à la Pornichet Select 650 2009…